Aujourd'hui, c'était le jour de la philo. Oui, je suis des conférences de philo, tous les mardis et c'est un vrai bonheur. Dés que j'ai u que j'allais perdre mon emploi, je me suis inscrite, au moins ça me change des rendez-vous Pôle emplois...
Aujourd'hui Bertrand Vergely, nous a parlé, dans son cycle "les philosophes et la mort" de la mort comme faux problème.
Cet homme est passionnant, ce n'est pas un de ces philosophes qui s'écoute parler et/ou penser, il est clair, limpide.
Bon je ne vais pas vous refaire la conférence, mais voici quelques éléments que j'ai retenus et qui me semblent importants :
Il faut arrêter de penser à la mort, car il faut penser la pensée de la mort.
Il faut aborder la mort en pensant l'existence.
penser la vie est la meilleure façon de penser la mort.
Ne méditons pas sur la mort, mais méditons sur la vie.
Pour cette conférence il nous a remis un texte, lettre à Ménécée d'Épicure, hormis le passage disant : " la mort, n'est rien pour nous parce que, tant que nous existons nous mêmes, la mort n'est pas là, et que quand la mort existe, nous ne sommes plus"
J'ai beaucoup aimé cet autre passage :
"Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme. Or celui qui dit que l'heure de philosopher n'est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l'heure d'être heureux n'est pas encore venue pour lui où qu'elle n'est plus. Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l'un et l'autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui là afin d'être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l'avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu'il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l'avoir."
Voilà, voilà...
Pour finir une vidéo de Bertrand Vergely qui parle de l'émerveillement.
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