vendredi 16 mars 2012

un VRAI papa...

Aujourd'hui je suis allée à l'enterrement du père d'une amie mais aussi d'un grand ami de ma mère. Oui, quand on atteint la cinquantaine, on commence à enterrer les parents de ses proches... 

L'église était bondée, tout le monde connaissait toutes les paroles, et  savait quand il fallait se lever et s'asseoir. Moi, je ne crois plus depuis très longtemps, j'en ai déjà parlé ici. Je ne vais donc plus à la messe, si ce n'est les messes de mariage et d'enterrement. Les mariages cela fait longtemps que je n'en ai pas eus, et les enterrements, j'en ai eu trop et je sais que la cadence va s'accroître avec le temps. Bref, ce que je veux dire, c'est que je ne suis pas très entraînée pour ce genre de chose, la messe. Et pourtant je suis à chaque fois surprise de voir que les paroles reviennent toutes seules au bon moment. Les "Amen", "et avec votre esprit", "ainsi soit il" sortent sans l'ombre d'un problème. Même les chants, j'en connais les paroles, ou à peu près... Alors moi qui aime chanter, je chante, ça m'évite de trop pleurer. 

Oui, je pleure beaucoup. Dabord, quand arrive le cercueil. Je ne vois pas un cercueil, je vois un homme allongé qui traverse l'église, un homme qui ne se lèvera plus, ne parlera plus, ne sera plus. Ensuite quand les enfants et petits enfants prennent la parole. Et aujourd'hui, j'ai surtout pleuré parce que cet homme était un VRAI papa. Cela m'a donc ramenée à mon père qui lui n'en était pas un. 
Chaque fois que je touche du doigt ce qu'est un VRAi père, je pleure de ne pas en avoir eu un. Quand je vois la complicité entre un père et une fille, je suis bouleversée. 

La première fois que j'en ai pris conscience, c'était il y a une quinzaine d'année, à l'époque j'avais un homme dans ma vie, nous ne vivions pas ensemble, mais nous nous voyions souvent et nous appelions tous les jours. Un soir, alors que nous étions au téléphone, il a un double appel, et me dit : 

- je te rappelle c'est ma fille qui veut me raconter sa première journée de stage. 

J'ai raccroché, et j'ai éclaté en sanglots. Quelque chose venait de m'exploser en plein cœur. J'ai alors eu une révélation : 

- c'est donc ça un père ? Quelqu'un qui sait prendre le temps d'écouter et surtout quelqu'un a qui on peut parler de sa première journée de stage ? 

J'ai redoublé de sanglots, cette simple phrase, 

-je te rappelle ma fille veut me raconter sa première journée de stage - 

m'a fait prendre conscience de cet immense vide qui me bouffe de l'intérieur. 

 Aujourd'hui, j'ai donc pleuré une fois encore sur ce manque. 

 Mais revenons en à nos moutons. Aller à une messe organisée par et pour des gens remplis de foi, c'est beau. Pas suffisamment pour que je revienne telle une brebis égarée, se repentant de ses écarts, non, il ne faut pas pousser. Mais c'est beau, c'est touchant, tout ce monde, cette chaleur, ces chants,  on a même fait une grande chaîne en se tenant tous par la main. 
Il a fallu que je me débarrasse vite fait du mouchoir en papier bien rempli que je serrais entre mes doigts, avant de prendre la main de mon voisin. Quelque soit son degré de foi, je ne pense pas qu'il aurait aimé se retrouvé collé dans mon mouchoir... Hormis cet incident, évité de justesse, je me suis bien tenue. J'ai même accompagné ma maman lorsqu'il a fallu bénir chacun son tour le cercueil. Elle, me glissant à l'oreille : 

- mets-toi devant moi, je veux que l'on voit que tu es ma fille... 

Aaaaaaaah, les mamans, quelque soit l'âge, il y a toujours cette fierté de montrer ses petits. C'est beau l'amour maternel ! 

Ensuite il y a eu le buffet déjeunatoire, et là, j'ai découvert l'art du troisième âge dans la gestion du dit buffet. Car, oui, c'est tout un art. Une fois qu'il a trouvé une brèche pour tenir la table, cela devient impossible de s'approcher. Quand il y est, il y reste. Quand il le quitte, il est vide. 

Une vieille copine de ma mère veut m'emmener vers le buffet, je lui dit qu'il est très difficile d'y avoir accès, ce à quoi elle répond : 

- Mais non, il faut juste faire " tut tut" et c'est bon ! 

Et là, je vois ma maman, qui je précise ne participait pas à notre conversation, réussir à se frayer un chemin en faisant en effet son "tut tut" à elle, en deux temps trois mouvements, elle y était. Une vraie pro. 

 J'ai encore beaucoup à apprendre, et c'est tant mieux !

 Je rends ici hommage à Bernard, un VRAI papa.

jeudi 15 mars 2012

"Freedom" tout ça pour ça !

Freedom 
Jonathan Franzen 



La critique a adoré ce livre. La quatrième de couverture dit : Paru aux États-Unis à l'automne 2010, Freedom y a connu un immense succès critique et public ( plus d'un million d'exemplaires vendus). 

Je me suis donc jetée sur ce pavé. 700 pages. Livre difficile à emporter dans son sac, lecture obligatoire chez soi. J'ai mis un temps infini à lire ce livre. Je l'ai trouvé très irrégulier. Des passages d'un chiants, mais d'un chiant... J'en ai même, j'avoue, sauté des pages. 

En résumé, Patty, Walter et Richard se rencontrent alors qu'ils font leurs études. Richard est le meilleur ami de Walter, et Patty, très attirée par Richard le "bad boy" épouse Walter. L'histoire se passe entre 1970 et 2010. Tout au long de ces 700 pages, nous partageons les rêves, les amours, les déceptions, les naissances, les tromperies de ce trio, pendant que les États-Unis font la guerre en Irak et en Afganistan... 

 ...Je me suis emmerdée... 

Des personnages pas très intéressants, sauf un, Richard. 

Richard, le "bad boy", typiquement un homme au cou duquel je me serais jetée il y a quelques années. Musicos, ténébreux et sautant sur tout ce qui bouge. Mais avec une fêlure immense. Les hommes blessés m'attirent comme des aimants. J'aime me plonger dans leur fêlures, même si je sais que je vais m'y noyer. J'ai longtemps cru que mes super pouvoirs, me permettraient de les consoler, les soigner, les aimer... 
Mais tout le monde sait bien que les super pouvoirs ÇA N'EXISTENT PAS !!! 

 Sauf moi ! 

Si je l'avais su, je n'aurais pas perdu autant d'énergie et d'illusion. Maintenant que j'ai compris, j'ai pris ma retraite sentimentale. 

Quoiqu'il en soit, malgré Richard, ce livre m'a déçu. 

 Bien contente que cela soit fini !

mardi 6 mars 2012

Ça va pas bientôt s'arrêter ?!

 Il y a un peu plus d'un an, ma sœur est arrivée, et maintenant on m'annonce encore que je vais avoir un frère ou une sœur. Ok, ok, vous m'avez eue une fois, pas deux. Parce que la "soeur" que j'ai eue la dernière fois, bonjour l'arnaque... 

Quand elle est revenue avec ma maman, j'étais super contente, je voulais la voir tout de suite pour jouer avec elle. Et là, on me montre un bébé, pas une sœur, un bébé, un truc qui pleure, bouffe et dort toute la journée. Si ça c'est une sœur, moi je n'y comprends rien. Ils auraient au moins pu rapporter une vraie sœur, comme moi, ce n'est pas très compliqué. En plus, aujourd'hui, elle a 1an 1/2 et ben je peux pas dire qu'elle ait fait beaucoup de progrès, elle tient juste debout, fait quelques pas, mais c'est pas encore ça... Alors avant que je puisse vraiment jouer avec elle, il va falloir du temps, et moi, je n'ai pas que ça à faire ! 

Et là, il y aurait encore un frère ou une sœur ? Quand mon frère et moi - Coralie est en dehors de tout ça, on ne comprend rien à ce qu'elle dit - disons ce que nous voulons, ils nous répondent : 

- c'est une surprise, on ne sait pas encore... 

Tu parles ils sont même pas capable de choisir, ils vont se décider au dernier moment, quand on leur montrera tous les bébés à vendre, ils vont prendre le plus beau, ou le plus gentil, je ne sais pas comment ils font. Mais moi je sais que ce sera un bébé et c'est tout. 

Le voilà le bébé, eux ils disent, ta sœur, Valérie. 

Et comme on peut le voir, je ne suis pas contente du tout de leur choix. 

Parce que j'avais beau dire que je savais que ça serait un bébé et pas un frère ou une sœur, tout au fond de moi, je priais pour que cette fois, ils ne se trompent pas et me ramènent une vraie sœur. Donc j'ai dit clairement à maman : 

 - maintenant ça suffit. J'en veux plus des bébés à la maison. Il va falloir arrêter d'aller en acheter... 

 Ils ne m'ont pas écoutée, 3 ans après, il y en a eu un autre, bébé, un frère, Philippe. Mais là, j'avais 8 ans, et j'ai pu jouer avec lui tout de suite. C'était ma poupée !!. Bon quand il pleurait trop, je le rangeais dans son lit. Et maman s'en occupait. 

Donc nous étions 5, mon frère, pour qui je n'existais pas, mes sœurs, qui n'ayant que 1ans1/2 de différence sont très vite devenues copines et le dernier, qui lui n'était qu'une poupée. Alors quand il n'a plus voulu être ma poupée, et ben moi je me suis retrouvée toute seule... 

Et seule dans une famille nombreuse c'est un peu dur, alors j'ai fait ce que j'ai pu pour me faire remarquer....

samedi 3 mars 2012

de l'importance de la précision...

Petite, je rêvais de faire de la danse, de la danse classique, pour les tutus, les chaussons, les pointes... 

Alors j'ai demandé à ma maman de m'inscrire à un cours de danse. Je me suis retrouvée dans un cours de danse rythmique !!. Au fond rythmique ou classique je m'en foutais, moi je voulais le tutu. 

Et là je me suis retrouvée avec une culotte bouffante blanche et une tunique faite avec deux morceaux de voilage. 

 La hoooooooonte !!! 

Voilà comment ma future grande carrière de danseuse étoile s'est effondrée ! Comme quoi cela tient à très peu de chose... 
Un oubli...

Comment pouvais-je savoir qu'il y avait différentes sortes de danse ? La seule danse digne de ce nom était forcément CLASSIQUE. Alors, pourquoi le préciser ? 

 Ce jour là j'ai appris que la précision est un élément primordial dans la communication !



mon rêve


ma réalité !

vendredi 2 mars 2012

Don't bother me I'm pinning

Pinterest 


Étant d'un naturel curieux, j'entends parler de ce pinterest, et hop me voilà inscrite. Et là, je me dis : 

À QUOI ÇA SERT ? 

 À rien, mais moi ça m'occupe. Je pine tous les jours, le matin, à midi, l'après-midi, le soir. Ça en devient compulsif. 

Une fois les jolies photos d'acteurs, d'actrices, de pipôles, d'inconnus, d'intérieurs, de paysages pinées, que faire ? 


Continuer, différemment...

Maintenant je pine monomaniaque, un coup : 

que du rose,



ou du vert




ou encore du beige



  Au final ça fait de jolis tableaux.

Je joue aussi à repiner les pines des autres, et les autres font de même avec les miens. Je te pine, tu me pines nous nous pinons entre pintos !

Je suis allée voir les pines dans la catégorie drinks and Foods, moi ça ne m'a pas donné faim du tout... 



 Et puis j'ai aussi l'impression d'avoir à nouveau 14 ans, je pine des phrases à la con. Comme celles que j'écrivais ado. dans mon agenda dans des couleurs improbables, mais qui faisaient genre :

"moi j'ai tout compris à la vie"


Et puis un jour, comme pour tous ces réseaux sociaux, il n'y aura plus que de la pub déguisée. Des photos que pour vendre. C'est pas grave je ne followerai pas ces gens là, et je pense que d'ici là je n'y serai plus. 

Drôle de truc que ce pinterest. Je n'ai toujours pas compris son utilité. Mais faut il toujours une utilité aux choses Un jour, je me lasserai, je pense même un jour très proche !   

Mais pour l'instant :